En attendant Bojangles, la sensibilité par Olivier Bourdeaut


contemporain / Friday, September 21st, 2018

Bonjour à tous !

Je souhaite consacrer la chronique de ce jour à un livre qui a été un véritable coup de cœur pour moi. Il s’agit du premier roman d’olivier Bourdeaut, intitulé En attendant Bojangles.

Véritable coup de cœur certes, mais fort difficile à résumer. De toute façon le meilleur résumé du monde ne saurait rendre justice à ce livre. C’est un condensé de sensibilité, de poésie, de folle douceur. C’est la vie tout simplement. Avec toute sa beauté et sa cruauté, aussi. Mais je dois vous dire quelques mots sur le contenu de ce roman alors les voici.

Olivier Bourdeaut nous livre ici l’histoire d’une famille un peu déjantée mais surtout très heureuse. Les deux parents dansent follement sur du Nina Simone, ont adopté un grand oiseau d’Afrique qu’ils promènent en laisse dans les rues de Paris, et puis ils s’étourdissent lors des fêtes déjantées qu’ils donnent. Nous suivons alors le quotidien fantasque de ces parents et de leur petit garçon. Mais peu à peu une maladie mentale s’immisce dans ce quotidien léger et fantaisiste. Le ton devient alors plus mélancolique, triste, mais toujours aussi fantaisiste. L’auteur ne tombe jamais dans le pathos, le lecteur n’est jamais mal à l’aise. Ce roman vous fera tour à tour rire et pleurer et vous en redemanderez.

L’histoire est racontée du point de vue d’un petit garçon, dont la vie n’est pas tout à fait normale. Ce récit est donc emprunt de la naïveté et de la légèreté de ce jeune. A ce point de vue s’ajoutent parfois des extraits de carnets, ceux que tient son père. Alors la vision change, elle est plus sombre, mais pas moins jolie. Ces charmantes interruptions augmentent à mesure que l’histoire avance, comme pour signifier la gravité croissante de l’histoire.

Mais ne vous attendez pas à une lecture difficile ou lourde, loin de là. C’est un roman avant tout léger, fantasque et charmant. La plume de l’auteur couronne le tout, elle est belle et poétique à sa façon, différente en tous cas.

Le récit semble flotter entre les époques et les lieux : la mère change de prénom chaque jour, la petite famille vit entre paris et leur château en Espagne. C’est un récit aux saveurs d’années folles et pourtant très moderne. D’ailleurs la maman de cet histoire me fait tant penser à Zelda Fitzgerald !

Pour conclure, je ne saurais que trop vous recommander la lecture de ce roman, à la fois déluré et empreint de sagesse.

Voici quelques extraits du livre, pour achever de vous convaincre !

« Je ne pouvais me résigner à terminer le roman qu’était notre vie sans y ajouter un point final théâtral. Nous devions offrir à notre fils une conclusion à la hauteur de ce qu’avait été la narration, un bouillon fourmillant de surprises, joyeux et gonflé d’affection »

« Car comme toujours il savait faire de beaux mensonges par amour »

« Papa m’avait dit que les espagnols étaient des guerriers de la fête et moi j’aimais ce genre de combat avec des fleurs des pétards et de la sangria »

A la semaine prochaine, pour un nouvel article !

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